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Voilà déjà 25 ans que les Goo Goo Dolls roulent leur bosse dans le monde de la musique, et le groupe n’est pas pressé d’arrêter. «Pour qu’un groupe ait sa raison d’être, il faut vouloir que ça fonctionne, croit le bassiste Robby Takac. Il faut non seulement garder le public intéressé, mais surtout l’être encore nous-mêmes!»

Ceux qu’on a connus jadis grâce au tube Iris sont présentement en tournée pour faire la promotion de leur neuvième album, Something For the Rest of Us. «C’est génial, quand on est en tournée, de voir les gens qui assistent à nos concerts et qui font carrément partie de trois générations différentes, remarque Takac. Un soir où on jouait à Buffalo, ma ville natale, un vieil ami est venu nous voir avec son fils de 11 ans, qui est un de nos fans. Et mon ami m’a dit : “Tu sais, pour mon fils, vous avez toujours existé.” C’est très étrange de penser à ça...»

Pour le bassiste, il est clair que le plus récent opus des Goo Dolls reflète la réalité des adultes qu’ils sont devenus et du monde dans lequel ils vivent.«Nous avons toujours écrit à propos des choses qui arrivent autour de nous, et disons que le monde est un peu mal en point par les temps qui courent! s’exclame Takac. Évidemment, quand nous étions jeunes, notre plus grosse inquiétude était de savoir quand notre prochain rendez-vous amoureux aurait lieu. Quand on vieillit, notre culture globale se développe et il en va de même pour les sujets qu’on aborde.»

Après neuf albums, le groupe essaie encore de se surpasser à chaque nouvel effort. «On reste les mêmes, forcément, con­cède le musicien. Mais on se demande toujours comment on pourrait aller plus loin, d’une façon nouvelle et originale.»

Goo Goo Dolls

À L’Olympia de Montréal
Mercredi à 20 h

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